Revolution Under Siege

De Varsovie à Vladivostok,
revivez sur PC la plus colossale
guerre civile de tous les temps!

Faites triompher la révolution prolétarienne contre les multiples forces de la réaction, ou à l’inverse, écrasez les Bolchéviks et sauvez le Tzar !

1917. Octobre rouge. La révolution russe emportait tout sur son passage et allait affecter l’ensemble du XXème siècle. Mais la naissance du régime soviétique ne s’est pas faite sans douleur, et ses opposants ont tout tenté pour la détruire dans un conflit étonnant, opposant un camp central à un autre surgissant de toutes les périphéries.
Le premier jeu de simulation historique PC sur la Révolution Russe de 1917.

Réalisé par une équipe française de passionnés qui ont déjà contribué aux jeux Ageod's American Civil War et des Campagnes de Napoléon, Revolution Under Siege propose d'explorer l'une des périodes les plus troublées et les plus sanglantes de l'histoire de la Russie.

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News

01 Février 2011 :

RUS élu meilleur jeu de stratégie de l'année 2010 par les joueurs sur Strategycon Interactive

best strategy game 2010


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Apercu

La Neige et le Sang !

1917-1923 : sur les ruines d'un monde que l'on croyait éternel, des hommes sans pitié se déchirent au cours de la plus cruelle des guerres civiles. Révolutionnaires bolchéviques, officiers nationalistes, patriotes polonais... ou impérialistes étrangers : choisissez votre camp et ne reculez devant rien, car dans cette lutte à mort il n'y a pas d'avenir pour le vaincu.

De l'effondrement d'une Russie millénaire à l'émergence d'une utopie qui allait changer à jamais la face du monde, vous dirigerez des millions d'hommes en haillons ou d'impressionnants trains blindés dans ce conflit à nul autre pareil.


Saurez-vous sauver la Sainte Russie du péril rouge ? Saurez-vous vous montrer à la hauteur d'un Trotsky et écraser les contre-révolutionnaires ? De l'issue de ce combat naîtra le XXe siècle.

Retrouvez le moteur d'Ageod's American Civil War dans ce wargame opérationnel qui alterne des phases où l’on donne des ordres suivies de phases d’exécution simultanées ce ceux-ci (système connu sous le nom de WEGO).


De l'Europe au Pacifique : apprenez à utiliser toutes les armes à votre disposition, des bandes de partisans aux premiers chars d'assaut, en passant par des armées entières de courageux cavaliers cosaques.

Découvrez un jeu au réalisme historique inégalé : une carte de la Russie d'une précision inédite, des unités reconstituées en détails, des centaines d'officiers à diriger et un contexte politique fidèlement restitué.

A partir de quelques de volontaires dépenaillés et d'un pays exsangue, organisez une véritable machine de guerre division par division. Levez vos armées en utilisant le matériel le plus moderne de l'époque : aviation, chars et trains blindés.

Dans cette lutte politique, vous ne devrez faire preuve d'aucune faiblesse : les Rouges devront utiliser leur sinistre Tcheka pour assurer leur pouvoir tandis que les Blancs pourraient être contraints de faire appel à des forces étrangères pour écraser la révolution.

Découvrez des campagnes inédites couvrant chaque année de la guerre en Russie ou battez-vous sur les anciens territoires impériaux lors de la Guerre civile finlandaise (1918) ou la Guerre russo-polonaise (1920).


 

Réécrivez l'histoire grâce à nos scénarios fictifs. Que ce serait-il passé si la France et la Grande-Bretagne avaient décidé d'intervenir en force pour étrangler le bolchévisme dans son berceau ? Et dans le cas d'une Allemagne victorieuse à l'ouest, les conquérants de Paris auraient-ils pu marcher sur Moscou ?


Spécifications techniques

Configuration minimum recommandée :

OS: Windows XP/Vista/Seven
Processeur : Dual Core PC (XP: Single Core PC)
3 Gb RAM (XP: 1.5 Gb RAM)
Carte vidéo : 256 Mb Video RAM
2 Gb of Hard disk space


DirectX 9.0c et carte son obligatoire

 Téléchargez la démo 

1917: l'année du chaos

L'effondrement d'un empire millénaire

Aucun pays n'a plus souffert de la Grande Guerre que la Russie impériale. Avec 1 700 000 morts et près de 6 millions de blessé, les pertes battent tous les records tandis que les défaites mettent en évidence l'inefficacité du régime. Sur le front, les soldats supportent de plus en plus mal l'incompétence de leurs officiers, la discipline de fer et les insuffisances de l'approvisionnement.

A l'arrière, la famine menace et la guerre et a anéanti les progrès économiques inégaux mais réels rencontrés par le pays au début du XXe siècle. La Douma tente d'alerter le Tsar sur les dangers de cette situation, mais ce dernier s'est isolé dans un train spécial au front où il a perdu tout contact avec la réalité du pays.

L'influence de la Tsarine, d'origine allemande, et de son conseiller Raspoutine, assassiné en décembre 1916 par un jeu noble, achève de discréditer la famille impériale.

La révolution de février

En février 1917 éclatent des grèves spontanées dans la capitale Petrograd. Les affrontements avec la police font bientôt leurs premières victimes tandis que la foule pille les armes des postes de police. Le pouvoir mobilise la garnison mais une partie de plus en plus importante de la troupe fraternise avec les insurgés. Désemparé, le Tsar dissout la Douma et nomme un comité provisoire. Le 2 mars, alors que tous les régiments de Petrograd se sont joints aux insurgés, l'état-major, au premier rang duquel son chef le général Alexeiev, poussent le Tsar à abdiquer. Son frère, le grand-duc Mikhail Alexandrovich, refuse de prendre la succession. Le Tsarisme que l'on croyait éternel s'est effondré en quelques jours.

Dans la période confuse qui suit la Révolution de février, les gouvernements provisoires se succèdent sans parvenir à satisfaire les attentes populaires, et surtout sans se résoudre à mettre un terme à la guerre. Ils commettent également une erreur majeure en laissant s'établir un peu partout des conseils élus, les soviets, dont l'autorité concurrence directement la leur. Tandis que les partis politiques se discréditent les uns après les autres, la petite formation bolchévique, dirigée par Lénine, joue la carte de la radicalisation à outrance et récupère ainsi le mécontentement général.

L'échec du gouvernement provisoire

Après l'échec de l'offensive Kerensky en juillet, l'armée entre en décomposition et réclame à son tour la signature de la paix. Les autorités tentent de reprendre la main en réprimant les Bolchéviques tandis que le général Kornilov donne l'ordre d'ouvrir le feu sur les soldats qui refuseraient de monter à l'assaut. Bientôt nommé commandant-en-chef, celui-ci tente fin août un putsch destiné à écraser les soviets pour rétablir l'ordre et relancer le pays dans la guerre. Pour défendre Petrograd, Kerensky doit accepter de livrer des armes aux bolchéviques. Les jours du gouvernement provisoire sont comptés.

La tentative contre-révolutionnaire de Kornilov jette les masses et les soviets dans les bras du parti de Lénine. Trotsky est élu président du soviet de Petrograd le 30 septembre. Dans les campagnes, les paysans commencent à se partager de force les terres des nobles. Cette nouvelle provoque les désertions massives de soldats qui retournent dans leurs villages pour participer aux partages.

Les bolchéviques au pouvoir

L'impuissance du gouvernement provisoire et l'impatience du peuple permettent la prise du pouvoir par les Bolchéviques dans la nuit du 24 au 25 octobre, sans rencontrer presque aucune résistance. Le 26, les soviets ratifient la création d'un Conseil des commissaires du peuple (Sovnarkom) uniquement constitué de bolchéviques (les SR et les mencheviks dénonçant la prise illégale du pouvoir). La Russie s'est trouvé un nouveau maître.

Les premières décisions du nouveau gouvernement sont d'entamer des pourparlers avec tous les belligérants en vue d'une paix immédiate. Un décret abolissant la grande propriété foncière sans indemnité entérine par ailleurs le partage des terres entre les paysans. Lénine et Trotsky sont pourtant conscients de la fragilité de leur pouvoir sur ce pays épuisé et sans espoir d'aide extérieure. Alors que les premiers soulèvements organisés ne tardent pas à éclater dans le sud, Lénine avoue que son principal objectif est de tenir plus de 72 jours, soit le temps de survie de la Commune de Paris avant qu'elle ne soit écrasée par les soldats français.

 

Les grandes batailles

Juin 1919:
Tsaritsyne, la chute du Verdun rouge

La prise de Tsaritsyne fut la plus grande victoire des Blancs. Obtenues en début d'année, les succès des anti-communistes dans le Caucause leur permettent de se tourner enfin vers le nord et le cœur de la Russie. Dès le printemps, les combats font rage dans les régions du Don et du Donets, au nord de Rostov. Mais Dénikine est inquiet pour son flanc droit, où la grande cité ouvrière de Tsaritsyne (la future Stalingrad) a résisté aux assauts des Cosaques en 1918 et sert toujours de base aux forces rouges.
En  avril 1919, la Xe armée rouge, commandée par Egorov, avait même lancé un contre-attaque qui avait atteint la rivière Manytch, loin sur les arrières des Blancs.
Cette offensive relance le débat entre Dénikine et le talentueux général Wrangel, commandant de l'Armée du Caucase.

Ce dernier est partisan d'une offensive sur Tsaritsyne dans le but d'établir une jonction avec les forces blanches de l'Amiral Koltchak sur l'Oural. Dénikine, lui, veut laisser la priorité à la région du Don et à la marche sur Moscou.

 

L'offensive d'Egorov change la donne et Wrangel est chargé de la contre-attaque à la tête de son armée de 20 000 caucasiens et cosaques du Kouban, essentiellement des cavaliers. Il promet à son supérieur d'atteindre Tsaritsyne sous trois semaines.
Il franchit rapidement le Manytch et se lance à la poursuite d'une Xe armée en déroute le long de la voie ferrée qui mène à la ville et que les Rouges ont soigneusement détruite.

Les Bolchéviques ont renforcé leurs positions sur place avec des renforts prélevés de l'Oural et de la région d'Astrakhan. Leurs forces sont supérieures en nombre à celles de Wrangel (23 000 hommes, 6 trains blindés, une forte artillerie et les canonnières de la Volga en soutien) et elles profitent du réseau de tranchées et de fortifications qui protège la ville.
Or si les troupes de Wrangel leur sont supérieures en qualité, elles manquent cruellement d'infanterie pour prendre d'assaut ces positions. Celui-ci décide pourtant d'attaquer la ville dès le 12 juin, pour éviter que les Rouges ne renforcent encore leurs défenses.

Il lance le 2e corps d'Oulagaï à l'attaque par le sud, le 4e corps de Chatilov par l'ouest et le 1er corps de Pokrovski sur le flanc gauche dans une manœuvre de contournement par le nord-ouest.

 

De son côté, Lénine réaffirme qu'il accorde une énorme importance à Tsaritsyne et télégraphie à la Xe armée qu'elle doit tenir à tout prix, alors que celle-ci avait déjà pris des mesures d'évacuation.

Les assauts blancs piétinent et leurs pertes sont énormes. Le 17 juin, les Communistes reçoivent des renforts et lancent des contre-attaques locales. La cavalerie de Boudienny, notamment, fait reculer les Caucasiens.
Wrangel attend davantage d'infanterie et de chars pour reprendre son attaque, mais un événement imprévu va jouer en sa faveur.Le commandant de la IXe armée rouge, Vsevolodov, passe aux blancs non sans avoir préalablement ordonné la retraite de ses troupes, créant ainsi une brèche au nord dans laquelle s'engouffre le corps de cavalerie du général Mamontov. Pour protéger ses arrières, la Xe armée doit dégarnir son secteur sud face à Wrangel.
Ce dernier a enfin reçu les moyens lourds qu'il attendait pour mener une nouvelle attaque frontale. Il la déclenche le 29 juin avec des chars et des automitrailleuses ouvrant la voix à l'infanterie dans les champs parsemé de barbelés. L'infanterie blanche, soutenue par le 47th Squadron de la RAF britannique, s'engouffre dans la brèche tandis que les Rouges refluent. Sur le flanc est, les trains blindés avancent et prennent sous leur feu les navires de la Volga.

Le lendemain, les hauteurs qui dominent la ville sont occupées par les assaillants, alors que la cavalerie de Chatilov menace les défenseurs d'un encerclement total. Kliouiev, le nouveau commandant de la Xe armée depuis la blessure d'Egorov ordonne l'évacuation dans la nuit du 30 juin au 1er juillet.

Le 3 juillet, c'est depuis cette ville où il a fait une entrée triomphale que le général Denikine lancera sa célèbre directive de « marche générale sur Moscou ». Elle devait sonner le glas du régime bolchévique... Mais elle échouera finalement lors de la bataille d'Orel.

Octobre 1919:
Orel, le choc décisif

C'est donc depuis Tsaritsyne récemment conquise que Dénikine proclame le 3 juillet son ordre de « marche générale sur Moscou ». Les Blancs tiennent alors la majorité de l'Ukraine et la Russie du sud, ils s'élancent vers le nord pour emporter la victoire.

Contrairement à l'avis de Wrangel, qui préférait la concentration des moyens, Dénikine lance ses forces sur trois axes de progression vers la capitale des soviets. Sa force de frappe principale est constituée par l'Armée volontaire qui s'empare de Koursk le 20 septembre et avance sur Orel avec en pointe le 1er corps du général Koutepov (21 000 hommes), l'élite des troupes blanches. Moscou n'est plus qu'à 350 km.

En réponse, les Bolchévique constituent un groupe de choc composé des divisions de tirailleurs baltes (lettons notamment) et de cosaques communistes. En tout 13 000 hommes qui viennent s'ajouter aux 37 000 soldats des XIIIe et XIVe armées rouge.

Le général Egorov, qui les commande, ordonne à toutes ces unités de passer à la contre-attaque, dans le but d'enrayer le mouvement de retraite qui a emporté les forces soviétiques ces derniers mois.

Mais les déplacements des tirailleurs lettons sont trop lents et la division blanche « Kornilov », appuyée par deux trains blindés, prend Orel le 13 octobre.

La ville de Toula, qui dispose de la plus grande usine d'armement de toute la Russie, n'est plus qu'à quelques dizaines de kilomètres ! Côté rouge, les XIIIe et XIVe armées vacillent alors qu'Egorov demande aux Lettons de menacer les arrières des « Kornilov » pour les empêcher d'avancer vers Toula. Plus à l'est, les régiments « Alexeiev » avancent eux aussi vers Toula en prenant Elets, tandis que la division « Drozdovski » s'emparent de la gare de Brasovo.

Le 20 octobre, Koutepov doit cependant évacuer Orel devant la menace que les Rouges font peser sur la ligne ferroviaire la reliant à Koursk. Il établit une ligne défensive immédiatement au sud de la ville. Cette reprise permet de remonter le moral de soldats rouges durement éprouvés par des mois de reculs et de redditions. Ils reçoivent par ailleurs des renforts en masse, alors que les Blancs ne peuvent compter que sur des remplacements au compte-goutte.

Dans les jours qui suivent, les vagues d'assaut bolchéviques sont repoussées par la qualité des troupes blanches, de leur chef et la bonne utilisation des trains blindés en soutien mobile.

Ils finissent pourtant par reculer pas à pas face au déséquilibre croissant des effectifs. Dénikine s'aperçoit que l'avance de ses forces est endiguée et qu'il ne peut plus remporter la victoire face à un adversaire qui se renforce sans cesse. De son côté, la division d'élite « Kornilov » ne compte plus qu'un tiers de ses effectifs.

Mais la retraite maîtrisée de l'Armée volontaire se transforme en débâcle après la percée de la cavalerie rouge de Boudienny plus au sud, dans la région de Voronej.

Combinée aux actions des anarchistes de Makhno en Ukraine, temporairement alliés aux bolchéviques, l'offensive de la cavalerie communiste désintègre les arrières de Denikine et menace ses troupes d'anéantissement.

Commence alors pour les Blancs une retraite qui ne s'achèvera que sur les rivages de la Mer Noire.

 

Octobre 1919:
Youdenitch marche sur Petrograd

L'une des principales faiblesses des Blancs était le fait qu'ils soient répartis en de multiples fronts très éloignés et sans possibilité de coordination les uns avec les autres. Le général Nicolaï Youdenitch fut ainsi nommé par Koltchak commandant en chef de toutes les armées blanches de la région de la Baltique.
Il prit la tête d'une « Armée du nord-ouest » qui menaça Petrograd... mais trop tard pour soulager l'effort des troupes de Denikine engagées à Orel au même moment.

Il lance son offensive le 28 septembre 1919 depuis l'Estonie, dont il vient (fait exceptionnel chez les dirigeants blancs) de reconnaître l'indépendance en échange de son soutien.

Selon les Britanniques, qui fournirent une importante aide logistique et navale (la Royal Navy attaquant la base navale de Cronstadt) ainsi que des tanks et des avions, Youdenitch dispose d'environ 17 000 hommes, russes et estoniens. Ses troupes bousculent la VIIe armée rouge et atteignent Gatchina et Tsarskoye Selo, l'ancienne résidence impériale, à quelques dizaines de kilomètres de Petrograd.

Il ne peut cependant obtenir la participation finlandaise à cette offensive.

Le général Mannerheim, héros de l'indépendance finnoise, y était favorable, mais il doit quitter le pouvoir quelques semaines avant l'attaque.

Sur le terrain, la 3e division blanche échoue à atteindre Tosno, position stratégique sur la ligne Petrograd-Moscou. Cet échec scelle le sort de l'offensive puisqu'il permet aux rouges d'acheminer des renforts vers l'ancienne capitale.

Leur contre-offensive commence le 21 octobre. Forte de 73 000 hommes, elle repousse l'Armée du nord-ouest jusqu'à ses bases estoniennes.

Craignant des représailles soviétiques, les Estoniens désarmèrent alors leurs alliés avant de signer un traité de paix avec Moscou le 2 février 1920.

 

Eté 1920 : Les remparts des Varsovie

La Pologne nouvelle est née de la défaite austro-allemande de novembre 1918. Elle renait 250 ans après le partage de son territoire en 1772 entre la Russie, l'Autriche et la Prusse. Mais la question de ses frontières orientales reste entière puisqu'aucun traité ne règle son tracé avec la Russie. Le nouvel état considère l'ouest de l'Ukraine comme sa possession naturelle et redoute plus que tout la renaissance de la puissance russe. Il sait que les Bolchéviques comme les Blancs (qui ont toujours affirmé leur volonté de restaurer les frontières de 1914 – Pologne incluse) représentent un danger mortel pour sa jeune indépendance. Pour l'heure, Joseph Pisludski, l'artisan principal de cette indépendance, préfère attendre. Tant que Rouges et Blancs se déchirent, c'est la Russie tout entière qui est affaiblie.
Mais avec l'effondrement des armées blanches à la fin 1919, il est convaincu, à raison, que les Rouges s'apprêtent à envahir son pays. Il décide de prendre les devants au début de l'année 1920. Le 26 avril, les troupes polonaises, alliées à 20 000 nationalistes ukrainiens, entrent en Ukraine et s'emparent bientôt de Kiev.
Du côté soviétique, on fait jouer la fibre nationale face au retour de cet adversaire séculaire.

Les anciens officiers impériaux, notamment le célèbre général Broussilov, se rallient aux Communistes pour repousser les envahisseurs. A ce stade, l'Armée rouge est devenue une force considérable de plus de 5 millions d'hommes, même si 800 000 seulement sont des combattants de première ligne. Elle reprend Kiev le 12 juin.

En juillet, toute l'Ukraine est reprise et le Sovnarkom s'oppose sur la marche à suivre. Trotski préfèrerait signer une paix rapide car il sait l'armée épuisée et pense qu'elle s'effondrera au premier revers. Lénine quant à lui veut s'emparer de Varsovie pour répandre la Révolution en Europe. Trotski s'incline mais ne dirigera pas l'invasion de la Pologne.
Celle-ci s'organise selon deux axes. Au sud, Egorov, accompagné du commissaire politique Staline, lance les XIIe et XIVe armées, ainsi que la Ie armée de cavalerie de Boudienny, de Kiev à Varsovie via Lublin. Au nord, Toukhatchevsky tentera d'atteindre la capitale polonaise depuis Minsk avec les IIIe, Ive, XVe et XVIe armées.
De son côté, l'Armée polonaise est de constitution récente et ses chefs ne sont pas tous à la hauteur de leurs prétentions. Elle est cependant massivement dotée de matériel français (dont des chars Renault FT17, le meilleur char léger de l'époque) et aidée par une mission militaire française composée de 200 officiers, dont un certain capitaine de Gaulle.

Cette mission est dirigée par le général Weygand, qui sera le véritable artisan de la défense de Varsovie. Sur le terrain, les officiers français s'impliquent directement et vont parfois au feu à la tête des troupes polonaises.

Trop sûrs d'eux, les chefs soviétiques commettent de graves erreurs dans leur offensive qui débute en juillet. Au nord, Toukhatchevsky avance trop vite, sans garantir ses flancs ni prendre en compte l'usure de ses unités. Au sud, Staline coopère de mauvaise grâce avec Toukhatchevsky. Il convainc Egorov de se détourner de la route de Varsovie pour s'emparer de Lvov.
A Varsovie, Weygand profite du détour du groupe d'armée sud. Il prélève des troupes pour contre-attaquer au nord tout en transformant la ville en camp retranché. Tandis qu'il fixe Toukhatchevsky, une puissante armée de réserve commandée par Pilsudski en personne vient le frapper de flanc.
Les forces rouges sont surprises et se décomposent rapidement, abandonnant près de 66 000 prisonniers. Resté dans la région de Lvov, le groupe d'armées sud est trop loin pour intervenir.

Cette victoire inespérée, connue sous le nom de « miracle de la Vistule », scelle l'indépendance d'une nation polonaise qui n'était pourtant pas au bout de ses épreuves.

 

La victoire des soviets

Mars 1921:
Cronstadt, la fin des illusions

Les marins de la Baltique furent de tous les combats de la guerre civile. De la Finlande à la Crimée, ils formèrent des unités sûres et très politisées encadrant des troupes rouges souvent peu fiables. Une fois les Blancs vaincus, leur état d'esprit est pourtant ébranlé par le constat de la famine et de la misère qui se sont abattues sur la Russie. A cette pauvreté s'ajoute la répression de la Tchéka contre les grévistes de Petrograd. Le pouvoir des soviets ne semble finalement pas œuvrer pour le bonheur du peuple !

Le soviet des marins de Cronstadt adopte alors une résolution qui va devenir célèbre et qui exige de nouvelles élections libres, l'abolition de la Tcheka, la libération des détenus politiques, la liberté de l'artisanat et du commerce. Le 1er mars, les délégués bolchéviques venus négocier, puis menacer, sont arrêtés. Un soviet révolutionnaire prend la direction de la forteresse.
Cette nouvelle a un profond impact dans toute la Russie compte tenu de la valeur symbolique de cette place.

Trotski arrive à Petrograd le 5 mars et confie à Toukhatchevski la charge d'écraser les rebelles.

Une première attaque lancée le 8 mars échoue face à l'artillerie des casemates et des navires de la base. 8 jours plus tard, un nouvel assaut est lancé à la faveur du brouillard.

50 000 soldats d'élite s'élance sur la mer gelée. Ils atteignent la forteresse et s'engagent dans d'impitoyables combats rapprochés. Les Rouges perdent 25 000 hommes mais s'emparent de la position.

Les marins qui n'auront pu s'enfuir vers la Finlande seront exécutés ou déportés. L'ordre est rétablie dans la Russie des soviets.

Presse

Revolution Under Siege dans la presse:

PC4WAR:
08/10
« Can the Reds into space  » voir l'article

Gameblog:
12/11
« L'Histoire lui donnera raison ? » voir l'article

The Wargamer:
16/11
« Welcome to the Twentieth Century » voir l'article

Inc. Gamers :
23/11
« a hardcore turn-based strategy title based around
the events of the Russian Civil War
 » voir l'article

Gamer.no:
23/11
« Ta kontroll i en av tidenes blodigste borgerkriger »
voir l'article

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